Historique

Au début, il y a trois musiciens qui deviendront les cofondateurs : Marie-Hélène da Silva, Jean-Luc Éthier et Denise Bellemare. Leurs premiers contacts avec le public remontent à 1980 où ils interprètent des chansons enfantines.

Issue d’une famille où le théâtre et la musique sont à la base de l’éducation, Marie-Hélène da Silva développe très jeune des talents de comédienne et de musicienne. Cette polyvalence l’amène à concevoir des spectacles musicaux théâtralisés. Complice de la première heure, son frère, Joël da Silva, apportera lui aussi de l’eau au moulin en mettant à contribution ses talents d’auteur et de metteur en scène. Jean-Luc Éthier, compositeur, et Jean Régnier, auteur, collaboreront également à plusieurs créations en tant que concepteurs et interprètes. Ainsi, au fil des ans, plusieurs créations se démarquent et feront évoluer la démarche artistique.

À portée de la main est créé en 1984 par un collectif dirigé par Marie-Hélène et Joël da Silva. La critique et les commentaires enthousiastes du public en font le premier succès du MOULIN À MUSIQUE. Les Jeunesses musicales du Canada prennent en charge la diffusion de ce spectacle jusqu’en 1986.

Avec La goutte (1986), on passe du collectif à l’équipe de création. L’aspect théâtral et la scénographie prennent une importance déterminante. Les boîtes ne sont pas toutes carrées (1989) connaît beaucoup de succès sur les routes du Québec, de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick. La même année, une autre création marquante voit le jour, Un violon sur l’épaule. Quelques années plus tard, on prépare la version anglaise, Violin on a String (1994) et une adaptation destinée aux plus petits intitulée : Madame Violon raconte (1995).

Dans cette période d’effervescence, une bourse du Conseil des arts de Montréal (À l’époque le CACUM) favorise une exploration dans l’univers de la musique électronique assistée par ordinateur. Il en résulte en un spectacle, La symphonie synthétique (1992) et un atelier De midi à l’infini (1994).

En 1997, Un violon sur l’épaule est primé par le Conseil québécois de la musique qui lui décerne le Prix OPUS pour la meilleure production musicale jeune public. Après une tournée des Maisons de la culture de Montréal en 1998, le spectacle est invité en Belgique par Les Jeunesses musicales de Liège.

Jusque-là partagée avec Jean-Luc Éthier et Jean Régnier, la direction artistique sera confiée à Marie-Hélène da Silva à partir de 1997. De nouvelles ressources extérieures s’ajoutent et permettent l’intégration de la musique contemporaine avec Il était deux fois. Les aspects visuels et sonores sont nettement valorisés. Le spectacle est accueilli à La Maison Théâtre pour une série de représentations.

Présentée en primeur au festival international Les Coups de théâtre en 2000, La Maîtresse rouge apporte un souffle nouveau à la création avec son concept novateur de spatialisation musicale. C’est aussi à partir de cette création que Le Moulin à Musique développe une approche de médiation culturelle dont le spectacle est le moteur. De plus, cette création marque le début d’une collaboration artistique avec Véronique Lacroix et l’Ensemble contemporain de Montréal.

En 2001, L’aube, œuvre poétique, écrite et mise en scène par Joël da Silva, aborde de façon audacieuse l’exploration visuelle et sonore des mots, des objets et du piano.Cette création marque un tournant dans la démarche artistique de la compagnie. Les interprètes s’intègrent dès lors au processus créatif par le biais de l’exploration musicale et théâtrale. Il en résulte des spectacles où se succède une série de tableaux telle une variation sur le même thème.

Puis, avec Bonnes Nouvelles (2004), la démarche artistique devient pluridisciplinaire avec l’intégration de la danse contemporaine. Marie-Hélène da Silva signe ici un premier texte et une première mise en scène.

Garde-robe (2006) est sans doute l’œuvre la plus achevée et la plus poétique de Joël da Silva qui signe une fois de plus une mise en scène inventive et riche en textures visuelles et sonores. Réalisée en coproductionavec l’ensemble Les Boréades de Montréal, Garde-robe repose également sur la collaboration artistique de ses interprètes.

Pierres blanches est créé en 2010 sous la direction artistique de Marie-Hélène da Silva. Explorant le thème de la perte, l’histoire racontée par le biais de la musique, de la danse et du théâtre fait ressortir le pouvoir de résilience de chaque être humain. Par le biais d’une médiation culturelle, un chœur d’enfants partage la scène avec les comédiens. Une version à trois interprètes (Karina Iraola, Marie-Hélène da Silva et Jonathan Barriault) est également proposée afin de poursuivre son chemin sans enfants.

Gros Paul (2011) est l’œuvre de l’auteur Anne-Marie Olivier mise en scène par Michel-Maxime Legault sur une musique de Michel Gonneville, en collaboration avec l’Ensemble contemporain de Montréal (ECM+). Un texte tranchant autour du thème de la surconsommation soutenu par une musique actuelle qui rythme avec intensité ce récit décadent donnent à découvrir ce conte musical explosif!  Tête de violon! (2012) est coproduit et diffusé par Les Jeunesses musicales du Canada jusqu’en juin 2014. Marie-Hélène da Silva incarne un personnage lunaire et énigmatique qui attend le retour des oiseaux. Un moment de bruits curieux, de sensations sonores et de musiques qui racontent des histoires!

Le nouvel atelier musical exploratoire, L’écho des boîtes, séduit le public du festival Petits Bonheurs en mai 2013.

À l’hiver 2014, Au rythme des papillons, concert visuel pour les enfants à partir de 8 ans, s’installe à l’auditorium Henry-Teuscher. 27 représentations sont offertes en marge de l’événement Papillons en liberté, en collaboration avec l’Insectarium, un Espace pour la vie.